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Chef de projet (Expiration 19/02/2019)

Contexte

La crise humanitaire que traverse la Centrafrique depuis fin 2012, demeure complexe. Un total de 621 035 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et 572 984 personnes dans les pays voisins à la fin du mois d’août 2018. Le nombre de personnes dans le besoin est passé de 2,5 millions à 2,9 millions dont 1,6 million en besoin d’assistance aiguë et immédiate, soit une augmentation de 16% par rapport à l’année 2017. La situation est tellement volatile que nous ne savons pas de quoi sera fait les mois à venir. Cette augmentation est la conséquence directe de la multiplication des foyers de conflit dans plusieurs régions du pays, du nombre croissant d’incidents sécuritaires affectant les civils et les humanitaires, et du manque de ressources nécessaires qui mettent en péril les efforts de restauration des services de base. Les conséquences humanitaires de cette crise sont ressenties dans les domaines de la protection, du déplacement forcé des populations et de l’accès aux services sociaux de base.

Avec la prise du pouvoir en mars 2013 par les forces de la coalition Séléka, le pays est tombé dans un état d’anarchie caractérisé par la circulation de groupes armés de différentes orientations politiques et confessionnelles semant la terreur, la désolation, la destruction des biens, de nombreuses pertes en vies humaines ainsi que des déplacements majeurs de populations civiles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Cette situation a engendré une forte augmentation des violences à l’encontre des droits humains et des violences sexuelles, cela dans un contexte d’absence presque totale de l’Etat et de services sociaux. La dimension interconfessionnelle prise par le conflit a placé les populations civiles dans une situation de cibles pour les groupes armés. Ce changement a notamment entrainé des déplacements massifs de populations vers des villes relativement sécurisées notamment dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest.

La situation sécuritaire est extrêmement instable et volatile dans les Préfectures de la Ouaka et de la Haute Kotto, de la basse Kotto et du Haut Mbomou du fait de la présence active de ces groupes armés dont la présence engendre des mouvements de populations plaçant ces dernières dans des situations de vulnérabilité extrême. Cette crise a eu comme conséquence, la baisse drastique de production agricole mais aussi de protection et les groupes les plus vulnérables sont les plus touchés. Les quatre préfectures dans lesquelles COOPI compte intervenir dans le cadre de ce projet comprennent plus de 30% des déplacés internes de tout le pays.

 

Problématique: Le projet vient contribuer à résoudre une problématique de trois ordres :

  • l’insécurité alimentaire,
  • la malnutrition chez les enfants
  • le problème de protection des bénéficiaires.

L'augmentation excessive de la population dans les villes comme Bambari, Zemio, Bria et Obo pour des besoins de protection a posé de sérieux problèmes de subsistance, de gestion des ressources et de l'espace auprès d’une population essentiellement agricole. Du fait des conflits, la réduction des mouvements permettant traditionnellement l'approvisionnement en ressources animales (chasse, pêche) et végétales (cueillette, agriculture, pâturage) dans l'espace rural a conduit à la privation des moyens de production pour les populations (accès à la terre, la forêt, autres outils de production), à des cohabitations forcées entre communautés mais aussi à une augmentation des cas de violences (violences basées sur le genre, accroissement des tensions et des discriminations envers les groupes minoritaires nomades et sédentaires).

Selon les données de septembre 2018, les populations en insécurité alimentaire aigüe se trouvent concentrées autour des villes principales des préfectures touchées par les conflits. Elles regroupent de fortes populations déplacées, notamment à Bambari dans la Ouaka (98 029 déplacés), à Bria dans la Haute Kotto (93 272 déplacés), Zémio et Obo dans le Haut Mbomou (32 865). Les populations perdent leur capital économique, du fait des déplacements brusques, ce qui les pousse à dépendre dans un premier temps presque entièrement de l’assistance humanitaire ou à développer d’autres stratégies de survie :

l’emprunt de vivres ou sollicitation de l’aide d’amis ou parents ;
la limitation de la taille des parts pendant les repas ;
la réduction de la consommation des adultes pour nourrir les enfants et (iv) la diminution du nombre des repas par jour.

Les familles d’accueil doivent faire face à l’augmentation de la taille du ménage. Il s’ensuit un déséquilibre alimentaire qui conduit à la diminution de la ration alimentaire et peut devenir à la longue source de conflit. Le spectre de l’insécurité alimentaire touche particulièrement les ménages refugiés, les déplacés en site et les retournés avec notamment des prévalences respectives de 83%, 69% et 66%. Mais les communautés hôtes ne sont pas non plus- épargnées. Il ressort de l’analyse ENSA de 2017, que la prévalence de l’insécurité alimentaire est deux fois plus importante chez les déplacés que chez les résidents permanents. Les retournés et déplacés, malgré leur situation fragile ne bénéficient que de très peu d’aide humanitaire à cause de l’accès difficile dans plusieurs zones et du manque de financement. L’impact des déplacements répétés plonge les communautés, déjà affaiblies par les multiples cycles de conflit, dans la crise humanitaire avec comme une des conséquences l’augmentation du taux de malnutrition. Suite à la baisse depuis 2014 de la production vivrière, de la chasse, de la pêche et de la cueillette durant les saisons agricoles, les stocks alimentaires ont fortement diminué, avec une période de soudure de plus en plus longue et commençant de plus en plus tôt pour les ménages (en mars au lieu de mai).

Les principaux facteurs aggravant l’insécurité alimentaire sont, entre autres : la pauvreté structurelle des ménages, la persistance de l’insécurité, la multiplication des affrontements intercommunautaires dans plusieurs localités, les mouvements de population, les déficits agricoles et le repli de la diversification des cultures ainsi qu’un recours continu à des stratégies d’adaptation limitées. Le faible accès aux intrants agricoles et aux outils aratoires, le risque de déplacement, le pillage des récoltes par les bandes armées, la faible production dans les zones à haute insécurité du fait des restrictions sécuritaires à l’accès aux terres, la faible capacité d’écoulement des débouchées du fait de la dégradation des routes, les tensions intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs dans les zones de concentration du bétail, le faible revenu financier des ménages figurent parmi les causes de la dégradation de la situation alimentaire des populations. En outre, les meurtres et les pillages ont réduit de près de moitié le nombre de bovins par rapport aux niveaux d’avant la crise et l’insécurité et les dégâts causés aux infrastructures ont limité les activités de pêche.

La malnutrition reste un problème majeur, car aux causes structurelles (faible accès aux services de santé, indisponibilité de l’eau potable, conditions d’hygiène et d’assainissement inappropriées, certaines pratiques culturelles et alimentaires peu favorables à la nutrition, insécurité alimentaire, épidémies) se sont ajoutés, ces dernières années, les violences qui ont occasionné les mouvements de populations. Les déplacements ont exacerbé les facteurs précités augmentant ainsi la vulnérabilité des populations. A ce jour, 485 (48%) unités de prise en charge nutritionnelle sont fonctionnelles, soit 48% des formations sanitaires dans le pays. 39 sous-préfectures sanitaires sur les 71 que compte le pays ont des taux de malnutrition aigüe sévère supérieurs au seuil d’urgence de 2%. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes sont les plus vulnérables. Des poches de malnutrition ne cessent de se développer dans les populations vivant dans les localités, les champs et villages dont l’accès est limité du fait de l’insécurité persistante. Selon diverses enquêtes, le taux de retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans reste élevé (40,8%).4 enfants sur 10 de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ce qui représente chaque année près 350 000 enfants.

Identification du projet. Le projet proposé vise à répondre à la situation décrite ci-dessus, pour soulager les populations les plus vulnérables en situation critique d’insécurité alimentaire et de malnutrition. L'action cherche à améliorer la sécurité alimentaire des communautés et des personnes déplacées dans la ville de Bambari, Bria, Obo et Zémio notamment dans les sites de Alternatif, Saint Joseph, Elevage, PK 8, site de l’aviation et Bakala à Bambari, sur le site de PK 3, Catholique et les PDIs dans les familles d’accueil des groupements à Bria, les sites d’Obo et les 7 sites à Zémio notamment le site de quartier Mahamat, quartier Koumboli, quartier Bandassi, Bandakpa, quartier Kondo, site de la gendarmerie, et le site de l’église Catholique (Bandjekpo) en renforçant leur résilience face aux crises répétitives. Dans ce projet, COOPI propose de distribuer des vivres afin de couvrir les besoins alimentaires des personnes déplacées (IDPs) de Bambari, d’Obo, de Zemio et de Bria pendant les 12 prochains mois de 2019 et des suppléments nutritionnels aux enfants de moins de 5 ans enfin de prévenir la malnutrition dans les mêmes zones.

La stratégie d’assistance alimentaire dans les zones ciblées est adaptée aux besoins des différentes couches de populations. Pour les PDIs de Bambari, Obo, Zemio et Bria, COOPI propose la distribution générale de vivres et un volet de prévention à la malnutrition pour les enfants de moins de cinq ans.

Le soutien alimentaire proposé devrait se poursuivre jusqu’à ce que la situation se rétablisse et que, grâce aux différentes actions des ONG partenaires, les populations puissent regagner leur domicile et/ou reprendre leurs activités de subsistance. COOPI explorera également d’autres actions qui peuvent rendre les PDIs moins dépendants de l’aide d’urgence qui commence à beaucoup durer.

 

Besoins des préfectures ciblés (Ouaka, Haute et Basse Kotto et le Haut-Mbomou). Les populations des préfectures de la Ouaka, de la Haute et la Basse Kotto et du Haut-Mbomou sont complètement privées de l’accès à leurs moyens de production. La durée prolongée de la situation d'insécurité notamment dans ces quatre préfectures vient aggraver leur dépendance à l’assistance multiforme. La cohabitation d'un nombre disproportionné de personnes dans un espace réduit mène à une dégradation progressive du tissu social et à la fragilisation des moyens de subsistance des communautés présentes (hôtes, réfugiés et déplacés). Du fait de l’insécurité liée à la présence et circulation des groupes armés autour et parfois à l’intérieur des sites, les populations déplacées ne peuvent plus vaquer aux activités qui leur permettaient habituellement de subvenir à leurs besoins. Le confinement de ces populations dans les sites ne leur permet plus de bénéficier des activités de chasse, culture et cueillette afin de se nourrir. Aussi, ces personnes n’accédant plus à leur domicile et à leurs activités économiques traditionnelles par conséquent, elles sont confrontées à un besoin urgent de soutien pour leur alimentation, leur sante, leur survie, leur éducation et autres.

Le retour de la population qui est conditionnée par l’amélioration du contexte sécuritaire n’est pas attendu dans un futur proche malgré que le gouvernement s’y attèle avec le projet PARET. A Bambari, par exemple, les sites de Cotonnerie et Sangaris ont déjà été démantelés. La présence des éléments armés incontrôlés (ex-Seleka, Anti-Balaka) engendre toujours des affrontements dans les villes et sur les axes, et ne permet pas pour le moment la reprise des activités agricoles, socio-économiques ou commerciales. Une telle situation limite aussi fortement la disponibilité d’aliments à fort apport nutritionnel.

Objectifs du projet

Objectif général: Contribuer à l’amélioration des conditions alimentaires et nutritionnelles des 165 461 personnes déplacées internes (39 324 à Bambari, 93 272 à PK 3 et environs à Bria, 17 865 à Zémio et environ 15 000 à Obo) et 17 879 enfants de moins de 5 ans par la distribution de rations alimentaires mensuelles pour couvrir les besoins alimentaires de ces populations et via la distribution de CSB et CSB + aux enfants de moins de 5 ans pour la prévention de la malnutrition sur les sites de Bambari, Bria, Obo et Zemio.

Objectifs spécifiques:

  • amélioration de la situation de sécurité alimentaire des 165 461 personnes déplacées à Bambari, à Zemio et à Bria.
  • prévention de la malnutrition aux 17 879 enfants de moins de 5 ans présents sur tous les sites de Zemio, Bambari et Bria.

Résultats Attendus

Résultat 1 : 100% des PDIs vivants dans les sites et les ménages vulnérables des sites d’Elevage, d’Alternatif, d’Aviation, de PK 8 et Bambari, de PK 3 et les autres groupements de Bria, des sites d’Obo et de sites de Zemio bénéficient de la distribution alimentaire générale pendant une période de 12 mois à partir du mois de janvier 2019.

Résultat 2 : 100% des enfants malnutris reçoivent le CSB et CSB+++.

Les activités du 1er résultat

Les activités du projet sont :

  • Activité 1 : Ciblage des bénéficiaires du projet sur la base des critères ;
  • Activité 2 : Validation de la liste des bénéficiaires avec les communautés bénéficiaires

 

OBJECTIFS DU POSTE

  • Assurer le bon déroulement des activités du projet avec les moyens humains, financiers et logistiques disponibles.
  • Assurer la gestion d’une équipe d’au moins 10 personnes par localité.
  • Assurer les relations avec les acteurs locaux dans les communes et avec les partenaires.
  • Assurer l’0rganisation des activités du programme selon l’activité principale et les actions diverses qui s’y rajoutent.

Responsabilités

Assurer la gestion d’une équipe d’au moins 10 personnes par localité

  • Conduire des réunions : établir un ordre du jour, animer la réunion en respectant un temps de parole pour chacun avec le temps de la réunion, recadrer les objectifs ;
  • Formation : le chef de projet assure la formation de son équipe selon les exigences du bailleur sur divers documents nécessaires pour l’organisation des activités et aux renseignements des indicateurs de résultats. Il les accompagne dans la création d’outils de travail ;
  • Administration : le chef de projet est en charge de l’organisation du travail de son équipe (fiche d’activité hebdomadaire) et de son équipe en général (absence et planification des congés). Il participe au recrutement, réalise les évaluations de son équipe et l’encadre au quotidien.
  • Assurer le lien avec les autres projets de chaque localité en collaboration avec le bureau de coordination COOPI Bangui;
  • Assurer la bonne application des procédures COOPI (en termes de sécurité, ressources humaines, logistique) ;
  • Assurer la responsabilité de gestion de l’équipe : réunion mensuelles, organisation des activités, évaluation du personnel, gestion des conflits ;
  • Faire le compte rendu quotidien des activités menées dans la journée et ou les informations pertinentes au bureau programme ou au Chef de Mission.

Assurer les relations avec les acteurs locaux dans les communes et avec les partenaires;

  • Connaitre les acteurs locaux et savoir négocier avec eux selon les objectifs du programme;
  • Assurer l’Organisation des activités du programme selon les activités principales et les actions diverses qui s’y rajoutent;
  • Assurer le suivi de récolte des indicateurs nécessaires à la réalisation du programme ainsi que les données demandées aux superviseurs puis aux animateurs;
  • Gérer des plannings d'activités par priorité, avec les moyens de déplacements, selon les effectifs et chronogramme établi;
  • Faire le suivi hebdomadaire /mensuel des différents rapports du projet de chaque localité;
  • Effectuer de temps en temps des missions de supervision si nécessaire dans les autres localités du projet.

Divers

  • Mettre en commun des informations, trouver des solutions aux problèmes, faire des recommandations pour amélioration ;
  • Participer aux évaluations du programme (début ou fin), aux réunions et aux diverses demandes dans le cadre de ses compétences ;
  • En collaboration avec le logisticien des sous-bases : (selon le jour qui convient) participer activement à l’élaboration du prévisionnel de carburant nécessaire au bon déroulement des activités à travers la planification des déplacements nécessaires aux activités.

Moyens et Equipements

  • Le Chef de projet aura à sa disposition les équipements logistiques de COOPI, en accord avec les procédures COOPI de prise en charge et utilisations des équipements.

Localisation

  • Le Chef de projet sera basé à Bambari, et il se déplacera sur le terrain dans la zone d’intervention du projet, selon les nécessités prévues et les conditions sécuritaires du moment.

Le profil idéal est en possession d’une expérience combinant la maitrise logistique et la gestion de projets :

Profil du Candidat

  • Au moins 5 ans d’expérience dans la gestion logistique de projets de sécurité alimentaire, et/ou de distribution général des vivres dans des PVD (expérience de travail en Afrique et / ou dans des contextes de conflit / post-conflit est un atout) ;
  • Au moins 3 ans d’expérience dans la gestion de projets de distribution (vivres et NFI) ;
  • Diplôme en sciences économiques et gestion, logistique ou études similaires (p. ex. Bioforce) est un atout ;
  • Connaissance des principes du procurement, rapidité d’apprentissage de procédures ;
  • Expérience dans la gestion de crises et procédures de sécurité ;
  • Excellentes capacités rédactionnelles et connaissance du paquet Office ;
  • Excellente capacité de travailler dans des conditions de base et de s’adapter à la vie du terrain ;
  • Excellente capacité organisationnelle ; flexibilité, fort sens de l’initiative et autonomie dans le travail ;
  • Excellente capacité de travailler sous pression ;
  • Excellente capacité de travailler en équipe et par objectifs ; capacité de former les collaborateurs selon les besoins ;
  • Capacité de travailler dans un contexte politique et sécuritaire sensible et complexe et dans un environnement multiculturel ;
  • Maîtrise du français, parlé et écrit ;
  • Intérêt et motivation à travailler dans une ONG en respectant ses valeurs et principes.

COOPI se réserve la possibilité de clore un recrutement avant la date d’échéance de l’annonce. Merci de votre compréhension

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Référence :
Contrat :
CDD
Poste(s) disponible(s) :
1
Expérience :
5 ans
Niveau d'étude :
Lieu de travail :
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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