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Spécialiste de l’égalité entre les genres -autonomisation économique des femmes (Expiration 31/03/2020)


Le programme d’appui à la Société au Maroc [Moucharaka-Mouwatina] a démarré en Janvier 2018 ; il est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par UNOPS en partenariat avec l’ex Ministère délégué auprès du Chef de Gouvernement Chargé des Relations avec le Parlement et la Société Civile [DRSC] et le Conseil National des Droits de l’Homme. Ce programme s’inscrit dans le cadre des axes stratégiques du plan d’action UE-Maroc, de la politique européenne de voisinage et de la coopération de l’UE 2014-2017 avec le Maroc. Plus particulièrement, dans la consolidation et le bon fonctionnement des espaces de collaboration entre la société civile, les acteurs institutionnels et les partenaires techniques et financiers, avec une attention particulière accordée à̀ la participation des jeunes et des femmes. 

Dans la continuité des appuis orientés vers la société civile à travers la coopération entre l’UE -Maroc, le programme Moucharaka Mouwatina est mis en œuvre dans quatre régions du Maroc[] et se fixe comme thématiques prioritaires l’égalité entre les femmes et les hommes, la jeunesse et l’environnement. Moucharaka Mouwatina à pour objectif de renforcer la contribution effective des organisations de la société civile marocaine à la consolidation de l’Etat de droit, à la démocratisation et au développement socio-économique du Maroc.

Les objectifs spécifiques (OS) consistent en :

OS1 : Améliorer l’environnement institutionnel et légal des organisations de la société civile marocaine,

OS2 : Promouvoir le rôle et la participation de la société civile marocaine dans les processus de définition, suivi et mise en œuvre des politiques publiques et dans le développement local,

OS3 : Renforcer le cadre du partenariat UE-Maroc par la capitalisation systématique et une meilleure communication des appuis à la société civile.

Sur la base des expériences capitalisées, marquées par le Dialogue national en 2013 sur les rôles constitutionnelle de la société civile et la déclinaison progressive de ses recommandations, ainsi que par un exercice interne d’évaluation des actions entreprises dans le cadre de la précédente Stratégie 2012-2016, la DRSC a développée une nouvelle phase de son plan d’action 2017-2021. Ce dernier intervient dans un contexte marqué par le renforcement des dynamiques de la démocratie participative et de la gouvernance, aussi bien au niveau national que régional.

La DRSC a ainsi, initié le chantier de refonte globale du cadre juridique encadrant les activités de la société civile. Deux lois organiques fixant les conditions et les modalités d'exercice par les citoyens du droit de présenter des pétitions aux pouvoirs publics et des motions en matière législative ont été adoptées et promulgués. Des actions d’information, de sensibilisation et de formation autour des mécanismes de démocratie participative ont été amorcées et la réforme continue en perspective de l’amélioration du cadre juridique et fiscal relatif à l’action associative.

En 2019 le secteur associatif connait un foisonnement d’associations qui couvre l’ensemble du territoire national. Malgré ce dynamisme, les associations rencontrent des défis relatifs aux moyens de fonctionnement et de mobilisation des ressources humaines nécessaires à la printanisation de leurs activités.

L’enquête nationale auprès des institutions sans but lucratif, réalisée par le Haut Commissariat au Plan en 2007 et publiée en 2011, fait ressortir les chiffres suivants :

  • 60% des associations n’ont qu’un seul salarié, et 18,4% des associations en ont 2. 

  • Seule 0,1% des associations emploient plus de 60 salariés

  • En 2007, les associations ont employé 27 919 personnes à temps plein, et 35 405 personnes à temps partiel

  • En se basant sur les données du HCP regardant la population active au Maroc (11,39 millions d’actifs), le secteur associatif a employé 0,3% de la population active.


Le rapport du Conseil Economique Social et Environnemental de 2016, intitulé « statut et dynamisation de la vie associative » révèle les éléments suivants :

  • Les salariés recrutés par les associations, bénéficient d’une formation dite initiale, pour les familiariser avec le référentiel universel des droits humains et avec l’éthique de l’association. 

  • Certaines associations, comme celles dédiées à la lutte contre le VIH/sida disposent également de plan de formation continue structuré bénéficiant aussi bien aux bénévoles qu’aux salariés.

  • L’existence de quelques formations (licence et/ou master) en développement social, local et humain dans quelques facultés ainsi que dans des établissements d’enseignement supérieur privés.

  • Certaines associations organisent elles même le renforcement de capacités dans leur structure, d’autres font appel à des associations spécialisées dans ce domaine.

  • Certains postes nécessitent des compétences spécialisées (animateur social, chargé de projets s’adressant à des personnes en grande vulnérabilité…), mais l’offre de formation professionnelle, ciblant le personnel du secteur associatif, demeure très limitée.


Le CESE introduit plusieurs recommandations pertinentes,  notamment en lien avec les métiers de la vie associative :

  • Élaborer un statut du travailleur social définissant la nature du travail social, les droits et obligations du travailleur social envers l’association et les bénéficiaires, garantissant leur protection physique et juridique.

  • Encourager le recrutement de salariés en prenant des mesures fiscales appropriées au secteur associatif.

  • Améliorer l’offre de formation des travailleurs sociaux : les universités et facultés devraient développer des modules de formation diplômante et de formation continue dans différentes spécialités.


La professionnalisation du secteur associatif est une problématique, qui depuis plusieurs années se présente aux associations marocaines. Cependant, une association ne peut se développer et se professionnaliser, sans le recrutement de cadres qualifiées avec des compétences spécifiques. Certains postes nécessitent une spécialisation (animateur social, chargé de projets, éducateurs spécialisés, assistances sociales, coordonnateur des projets…), dans un contexte où l’offre de formation professionnelle adressée aux personnes amenées à travailler dans le secteur associatif est limitée. 


A cet égard, la formation et la professionnalisation des acteurs de la société civile et agents de développement demeurent des composantes essentielles pour re-dynamiser et animer la vie associative au Maroc. C’est dans ce cadre que s’inscrit, cette mission, à travers la réalisation des résultats suivants :

  • Identifier les professions requises dans le domaine de la société civile sur la base d’un Benchmarking international.

  • Élaborer une étude de diagnostic des besoins en termes de ressources humaines spécialisées dans les métiers de la vie associative et des compétences exigées, 

  • Proposer un cahier des charges sur la pédagogie relative aux métiers identifiés qui sera mis à la disposition  des opérateurs de la formation professionnelle et des universités.

  • Proposer une note de synthèse avec des recommandations et des pistes à explorer pour promouvoir l'employabilité associative au Maroc.


Sous la supervision de la cheffe de projet, le/ la Spécialiste de l’égalité entre les genres sera en charge de l’élaboration et l’animation d’un module de formation relatif aux principes et modèles d’autonomisation économique des femmes et filles.  Ce module de formation est destiné aux OSC/dynamiques sélectionnées et éligibles dans le cadre des appels à manifestation d’intérêt et appels à propositions, lancés par le programme Moucharaka Mouwatina. 

Ces OSC/dynamiques interviennent dans les domaines de l’égalité femmes/hommes, dans le domaine de l’environnement et dans celui de la jeunesse. 

Le/ la Spécialiste de l’égalité entre les genres mettra l’accent sur la réalisation des résultats suivants :

  • Préparer une note méthodologique et un calendrier réaliste pour la mise en œuvre de la mission;

  • Élaborer un module de formation sur le l’autonomisation économique des femmes et des filles;

  • Tester le module de formation élaboré et l’adapter selon les remarques fournies;

  • Le module de formation doit être adapté à l’expérience et aux capacités des OSC partenaires œuvrant dans les quatre régions ciblées par le programme;

  • Le module de formation doit prendre en considération les caractéristiques et spécificité de chaque région ciblée;

  • Élaborer les rapports d’évaluation des formations;

  • Proposer une note méthodologique pour l’accompagnement post-formation des associations/dynamiques subventionnées;

  • Élaborer le rapport de mission.


Dans le cadre de l’élaboration du module de formation,Le/ la Spécialiste de l’égalité entre les genres, aura pour objectifs de fournir aux participant-es:


  • Une connaissance approfondie des principes de l'Empowerment et l’autonomisation des femmes; 

  • Une connaissance des concepts liés au genre, et  l’approche WED (women, environment and development) et des principe d’égalité femmes-hommes; 

  • Une connaissance poussée sur les enjeux économiques et les modèles économiques liés à l’autonomisation économiques des femmes et filles ( entrepreneuriat comme composante financière et non financière); 

  • Une réflexion sur les approches novatrice pour plaider et promouvoir l’engagement des parties prenante envers l’autonomisation économique des femmes et filles en prenant en compte les ODDs, notamment l’ODD 5; 

  • Les outils nécessaires à la mise en place d’un mécanisme  efficace de suivi et d’évaluation des politiques publiques pour promouvoir et plaider pour l’autonomisation économique des femmes et des filles;  

  • Un benchmarking international sur l’autonomisation économique des femmes et des filles ( expériences pilotes, bonne pratiques, leçons tirées…). 


Dans le cadre de sa mission,Le/ la Spécialiste de l’égalité entre les genres sera notamment amené(e) à conduire les activités suivantes :

  • Appuie  aux coordinations régionales pour  la programmation et la préparation des ateliers de formation;

  • Proposer un plan d’action pour un accompagnement des certaines OSC/Dynamiques subventionnées afin d’optimiser les savoirs acquis lors de la formation. 


Les principaux résultats ont un impact sur l'exécution globale des engagements de l’UNOPS. Le développement de capacités des OSC/Dynamiques subventionnées permettra d’améliorer les capacités des bénéficiaires en matière d’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles et aura une incidence positive sur la réalisation des objectifs de la composante 2 du projet.  


Formation:
  • Diplôme de maîtrise en développement social, économie, gender studies, ou autre discipline pertinente combiné avec 7 années d’expérience professionnelle pertinentes.

  • Diplôme de mastère ou de doctorat en en développement social, économie, gender studies, ou autre discipline pertinente combiné avec 5 années d’expérience professionnelle pertinentes. 

Expérience:
  • Expérience professionnelle spécifique d'au moins un (5) an dans le secteur de la gouvernance/Développement social, entrepreneuriat social / féminine.
  • Le /la specialiste doit démontrer d’une connaissance dans le domaine de la société civile et du développement local.
  • Habileté à encourager la participation active et la prise de parole des jeunes et femmes.
  • Capacité de vulgarisation des approches.
  • Compétences en formation et de la facilitation du processus de transfert de compétences aux partenaires et autres acteurs partenaires ou de terrain.
  • Etre un-e bon-ne communicateur/communicatrice et avoir une bonne capacité d’écoute.

Langues:
  • Arabe : Une excellente connaissance orale et écrite.
  • Français : Une excellente connaissance orale et écrite.
  • Anglais : un atout.

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Référence :
VA/2020/B5324/19553
Contrat :
CDD
Poste(s) disponible(s) :
1
Expérience :
7 ans
Niveau d'étude :
BAC+5 (MASTER-DEA-DESS)
Lieu de travail :
Rabat - MAROC
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